Du pittoresque !


maître d’ouvrage Kaufman & Broad
statut Concours 2011
labels H&E profil A
projet 40 logements collectifs en accession, de 21 logements collectifs sociaux et de 10 maisons en accession
adresse Rue de la Fontaine des Saules, Mareil-Marly (78)
budget 11.0M € HT
surfaces 5.438 m2 habitables | 6.225 m2 hors œuvre net
équipe Gelin-Lafon, architectes | SLAP, paysagiste | Pouget, BET TCE
chef de projet Domitille Michard

 

Comment construire un ensemble immobilier sur un site exceptionnel sans le dénaturer ? En préservant ses qualités paysagères et les signes d’une ruralité pas si ancienne.

 

Situé à quelques minutes du centre foisonnant de Saint Germain-en-Laye, cet îlot de verdure entre ville et campagne distille une forte impression de nature. Celle-ci est perceptible depuis l’intérieur, lorsque l’on se trouve sur l’une des sentes qui irriguent les vergers, mais aussi de l’extérieur, depuis la rue, où l’on ne perçoit qu’un jardin florissant.

Cet ancien site maraîcher offre un potentiel de projet extraordinaire : des éléments paysagers particulièrement singuliers tels que les murs, les vergers ou les sentes mais aussi une pente et un rapport au grand paysage.

Les bâtiments ainsi que les aménagements extérieurs suivent scrupuleusement le nivellement existant. Ils se déclinent en trois ensembles distincts qui correspondent à différentes manières d’habiter. Au Nord, sur le terrain le plus enclavé, s’installe un ensemble de logements intermédiaires qui s’intègrent dans la pente : ce sont les « terrasses ». Elles se fondent dans le nivellement en cœur de parcelle pour mieux s’effacer. Au Sud, en relation directe avec le centre-bourg, deux ensembles bâtis accueillent de petits logements collectifs : c’est le « belvédère ». En relation directe avec le centre-bourg, celui-ci repose sur un soubassement de meulière et propose des bâtiments à l’image du tissu d’origine rurale de cette région de l’Ouest parisien. Enfin, au centre de l’opération, noyée dans les arbres fruitiers, une dizaine de maisons s’installe dans la pente : c’est le « verger ». Les maisons reproduisent un tissu pavillonnaire lâche qui cherche à se fondre dans le paysage et à disparaitre depuis la rue.